Analyses premium,
prix libre penseur.

Chaque article est une thèse investissable, une exploration technologique ou une réflexion de fond. Achetez ceux qui vous parlent, ou abonnez-vous pour tout lire.

Bon plan : 2 articles achétés séparément coûtent presque autant qu'un mois d'abonnement — 6 € pour tout lire. S'abonner 6 €/mois

Ce que l'IA ne peut pas te voler

Il y a quelques semaines, j'ai eu une conversation avec une artiste. Peintre, illustratrice, elle travaille depuis des années à construire un style reconnaissable, une voix visuelle à elle. Et depuis l'émergence des outils de génération d'images (Midjourney, Stable Diffusion, DALL-E), elle est en colère. Pas légèrement irritée. En colère. "Ils volent le travail des artistes. Ils s'entraînent sur nos œuvres sans notre consentement. Ils détruisent nos revenus." Je comprends la colère. Elle est humaine, elle est instinctive. Mais je pense qu'elle est mal dirigée. Parce que la vraie question n'est pas "l'IA va-t-elle remplacer les artistes ?" La vraie question, celle que presque personne ne pose, c'est : qu'est-ce qu'un artiste, exactement ? Et si on commence par là, on découvre quelque chose d'inconfortable : l'IA ne menace pas les artistes. Elle menace une confusion que le capitalisme a patiemment installée dans nos esprits depuis deux siècles, cette confusion entre l'art et le travail artistique rémunéré. Ce sont deux choses radicalement différentes. Et les démêler change tout. L'art, dans son sens le plus profond, échappe à trois définitions qu'on lui colle trop facilement : la beauté de l'objet produit, la maîtrise technique du geste, et (c'est là où ça devient vraiment intéressant) la capacité à créer des émotions dans un public. Ce dernier point mérite qu'on s'y arrête, parce qu'il est contre-intuitif. Donald Trump remplit des stades. Il crée des émotions intenses, de l'enthousiasme, de la ferveur, parfois de la rage. Est-il un artiste ? Non. Un publicitaire qui conçoit une campagne qui te fait pleurer en trente secondes est-il un artiste ?…

2.99 €

Ce que tu m'offres quand tu m'offres ton temps

Le patron et les 600 messages Il y a quelques semaines, une histoire a fait le tour des réseaux sociaux chinois. Un chef d’entreprise avait utilisé un outil d’IA pour envoyer des vœux de Nouvel An personnalisés à chacun de ses 600 employés. Des messages adaptés au rôle de chacun, à ses performances, à son parcours dans l’entreprise. Pas un copié-collé générique : quelque chose qui ressemblait, en surface, à une attention réelle. Les employés ont été touchés. Certains l’ont dit à leurs collègues. L’ambiance dans l’entreprise a changé, au moins pour quelques jours. Puis le patron a posté sur les réseaux pour expliquer son workflow. Et la backlash a été massive. Les gens ont parlé de “sincérité bon marché.” De vide derrière l’apparence. D’une attention qui n’en était pas une. Et pourtant, les mêmes personnes qui avaient été émues l’étaient restées quelques heures plus tôt, avant de savoir. Les mots n’avaient pas changé. Le sentiment qu’ils avaient d’abord ressenti était réel. Ce qui avait changé, c’était leur connaissance de l’origine du geste. Cette histoire soulève une question que l’essor de l’IA va rendre de plus en plus pressante : qu’est-ce qui donne de la valeur à un geste humain ? Et si ce n’est pas la qualité du résultat, alors qu’est-ce que c’est ? La théorie du temps irréversible Il y a une réponse qui me semble juste, même si elle paraît simple au premier abord. Quand quelqu’un t’écrit un message de Nouvel An, même court, même maladroit, la valeur de ce message ne tient pas à sa formulation.…

2.99 €

Pourquoi les Vues IA Valent Plus que les Vues Humaines

En 2024, pour la première fois en dix ans de mesure, le trafic automatisé a dépassé le trafic humain sur Internet. 51% de tout ce qui circule sur le web n'est pas généré par un humain derrière un écran. C'est le chiffre du rapport Imperva 2025, publié par Thales, et il a provoqué exactement la réaction qu'on attendait : la panique. "Les bots envahissent Internet !" "Les métriques sont faussées !" "On ne peut plus faire confiance aux analytics !" Les marketeurs se sont arraché les cheveux. Les éditeurs de contenu ont vu leurs chiffres d'audience devenir suspects. Les régies pub ont commencé à transpirer. Et une question obsédante a commencé à hanter les réunions produit de toutes les boîtes media du monde : si la moitié de mon audience n'est pas humaine, est-ce que mon contenu a encore de la valeur ? La réponse courte : oui. Et probablement plus qu'avant. Je sais que c'est contre-intuitif. On a été dressés, pendant 15 ans d'économie de l'attention, à croire que les "vues" sont la métrique reine, et que les vues non-humaines sont par définition du bruit. Mais cette croyance repose sur une confusion que presque personne ne prend la peine de clarifier. Une confusion entre deux types de trafic qui n'ont absolument rien en commun : les crawlers et les agents.…

2.99 €

Investment Cases — analyses actionnables

Thèses d'investissement structurées : convictions, données publiques, mécanismes, risques, horizon. Les premiers cas arrivent prochainement.

Paiement confirmé

L'article arrive dans ta boîte mail dans les prochaines minutes. Vérifie tes spams si besoin.

Retour aux articles