Comparez Yomoni, Nalo et Finary à un nouveau modèle : Bubble comme copilote quantitatif en chat qui vous laisse déléguer l’exécution, garder le contrôle et remplacer les frais en % par un simple forfait.
Robo‑Advisors Traditionnels vs Plateformes Quantitatives : Le Guide Complet
En 2025, l’investissement « automatisé » ne veut plus dire une seule et même chose.
Pour la plupart des épargnants, le paysage se résumait à :
- soit tout faire soi‑même sur un compte‑titres ou un PEA ;
- soit déléguer à un acteur comme Yomoni ou Nalo, via une assurance‑vie ou un mandat.
Depuis peu, de nouveaux modèles apparaissent :
- des plateformes quantitatives d’aide à la décision ;
- des agrégateurs / copilotes patrimoniaux comme Finary ;
- des copilotages conversationnels comme Bubble, au croisement des deux mondes.
Ce guide a un objectif simple :
- clarifier les grandes philosophies qui coexistent aujourd’hui ;
- situer Yomoni et Nalo dans la première ;
- expliquer ce qu’on appelle une « plateforme quantitative » et un « copilote patrimonial » ;
- montrer où Bubble se situe dans ce paysage, sans chercher à forcer le trait ;
- vous aider à voir dans quel camp vous vous sentez le plus à l’aise.
Il ne s’agit pas de désigner un « gagnant », mais de vous donner un cadre pour choisir la catégorie qui correspond à votre façon d’investir.
1. Deux grandes philosophies : déléguer ou s’autonomiser
Derrière les sigles et le jargon, on retrouve toujours les mêmes questions :
- Qui prend les décisions d’investissement au quotidien ?
- Qui détient les comptes et exécute les ordres ?
- Comment les frais sont‑ils calculés ?
1.1. Philosophie 1 : le robo‑advisor traditionnel (« Faites‑le pour moi »)
C’est l’approche incarnée par des acteurs comme Yomoni ou Nalo :
- vous remplissez un questionnaire (horizon, projets, tolérance au risque) ;
- un algorithme et une équipe de gestion définissent une allocation cible ;
- les ordres sont passés automatiquement dans des contrats dont ils ont la garde (assurance‑vie, PER, mandats).
Caractéristiques typiques :
- Délégation forte : vous ne validez pas chaque arbitrage ;
- Garde des titres : les actifs sont logés dans des contrats dont le robo‑advisor (et/ou l’assureur) assure la gestion ;
- Frais en pourcentage des encours : par exemple 0,85 à 1,6 % / an, prélevés sur l’encours ;
- Enveloppes fiscales : PEA, assurance‑vie, PER, etc. souvent bien intégrés.
Cette philosophie convient aux personnes qui souhaitent :
- ne pas s’occuper du quotidien ;
- bénéficier d’une enveloppe fiscale optimisée et d’un interlocuteur unique ;
- accepter de payer un pourcentage de leur patrimoine pour ce service.
1.2. Philosophie 2 : la plateforme quantitative (« Aidez‑moi à décider »)
Ici, l’idée est différente :
- la plateforme n’a pas la garde de vos comptes ;
- elle fournit des outils d’analyse : scoring multi‑facteurs, backtests, pilotage du risque ;
- elle génère des allocations et des paniers d’ordres, mais vous gardez le contrôle de l’exécution via vos courtiers (IBKR, Saxo, etc.).
Caractéristiques typiques :
- Aide à la décision, pas de gestion sous mandat ;
- Comptes chez vos courtiers, à votre nom ;
- Frais fixes d’abonnement (modèle SaaS) au lieu d’un pourcentage d’encours ;
- Transparence accrue : backtests, explications des signaux, journalisation des décisions.
Ce modèle s’adresse plutôt à ceux qui :
- veulent rester aux commandes ;
- sont prêts à passer quelques minutes pour valider les propositions ;
- préfèrent payer un forfait pour les outils plutôt qu’un pourcentage de leur patrimoine.
1.3. Philosophie 3 : l’agrégateur / copilote patrimonial
Une troisième famille s’est développée, dont Finary est un bon exemple :
- l’outil se connecte à vos différents comptes (banques, courtiers, immobilier) ;
- vous obtenez une vue consolidée de votre patrimoine et de vos flux ;
- la plateforme propose des analyses, des alertes, parfois des recommandations.
Caractéristiques typiques :
- Centralisation : un tableau de bord unique pour l’ensemble de vos comptes ;
- Analytique patrimoniale : répartition par classe d’actifs, suivi des performances, suivi des frais ;
- Monétisation mixte : abonnements, offres premium, parfois partenariats / commissions d’apport.
L’agrégateur patrimonial répond surtout à la question :
« Où en est tout mon argent, et comment évolue‑t‑il ? »
Là où la plateforme quantitative va davantage répondre :
« Que devrais‑je faire maintenant, sur ce portefeuille précis, compte tenu de mon profil de risque ? »
Bubble se situe quelque part entre ces deux mondes :
- comme une plateforme quantitative, il se branche à vos comptes de courtage et injecte des données et modèles quantitatifs ;
- comme un copilote patrimonial, l’interface est chat‑first : vous discutez, posez des questions, demandez des simulations ;
- mais à la différence d’un agrégateur, Bubble se concentre avant tout sur la construction et l’ajustement de portefeuilles, pas sur l’agrégation exhaustive de tous vos comptes.
2. Pourquoi la finance devient une « commodité » (et pourquoi c’est positif)
Trois briques qui étaient autrefois chères et rares sont aujourd’hui largement accessibles :
L’information
- Données de marché temps réel ou différé ;
- contenu pédagogique de qualité ;
- recherche factorielle, blogs de gérants, newsletters spécialisées.
L’infrastructure
- Courtiers en ligne low‑cost ;
- ETF indiciels mondiaux à très faibles frais ;
- API de marché et intégrations simples.
L’intelligence
- L’IA permet de résumer des rapports, d’expliquer des portefeuilles, de comparer des stratégies ;
- ce qui demandait des heures de travail manuel peut être automatisé.
Conséquence :
- la « matière première » de la gestion (données, exécution, modèles de base) est de plus en plus standardisée ;
- la valeur se déplace vers le design du service : alignement des intérêts, transparence, contrôle laissé au client.
Dans ce contexte, il est logique de voir coexister :
- des acteurs qui continuent de vendre un service clé en main (robo‑advisors) ;
- d’autres qui vendent surtout l’outillage et l’accompagnement (plateformes quantitatives) ;
- des agrégateurs / copilotes patrimoniaux qui se concentrent sur la vision globale et le suivi.
3. Yomoni et Nalo : deux exemples de robo‑advisors français
3.1. Yomoni en bref
Points forts :
- forte expertise sur les enveloppes fiscales françaises (PEA, assurance‑vie, PER) ;
- historique de performance et marque installée ;
- accès à un accompagnement humain (conseillers patrimoniaux).
Points à avoir en tête :
- frais totaux souvent autour de 1,6 % / an (en combinant contrat, gestion et ETF) ;
- sentiment de boîte noire pour certains clients : la logique des arbitrages n’est pas toujours détaillée ;
- ticket d’entrée (souvent à partir de 1 000 €) qui peut décourager les tout petits montants.
Yomoni est bien adapté si :
- votre priorité est l’optimisation fiscale et la délégation ;
- vous voulez un seul interlocuteur pour PEA / assurance‑vie / PER ;
- vous acceptez de payer des frais en pourcentage en échange de ce confort.
3.2. Nalo en bref
Points forts :
- positionnement très pédagogique (approche par projets de vie, contenus clairs) ;
- reporting détaillé, visualisation des différentes « poches projet » ;
- combinaison assurance‑vie / immobilier / ETF selon les cas.
Points à avoir en tête :
- structure de frais en paliers, de l’ordre de 0,85 à 1,65 % / an selon les montants et les supports ;
- minimum d’investissement (en général autour de 1 000 €) ;
- certains processus restent relativement manuels.
Nalo est pertinent si :
- vous appréciez une approche narrative (« projets de vie ») ;
- vous commencez à investir et voulez être accompagné sur la pédagogie ;
- vous êtes à l’aise avec des frais en pourcentage tant que l’expérience est fluide.
Ces deux acteurs illustrent bien la philosophie “Faites‑le pour moi” :
- vous déléguez la mise en œuvre ;
- vous vous concentrez sur les objectifs (retraite, immobilier, études des enfants, etc.).
4. Finary : l’agrégateur / copilote patrimonial
Finary illustre bien la famille des agrégateurs patrimoniaux :
- connexion à de multiples banques, courtiers, plans d’épargne, immobilier ;
- agrégation des données pour offrir une vue 360° de votre patrimoine ;
- outils d’analyse des frais, de la répartition par classes d’actifs, du suivi de performance ;
- recommandations et contenus pour optimiser la structure globale.
Ce que Finary fait très bien :
- donner une vision d’ensemble à des investisseurs souvent éparpillés entre plusieurs établissements ;
- sensibiliser à l’impact des frais, à la concentration, aux déséquilibres de portefeuille ;
- servir de tableau de bord central pour suivre son patrimoine au fil du temps.
Sur le plan du coût, Finary et Bubble ne jouent pas tout à fait dans la même catégorie :
- un agrégateur patrimonial doit maintenir des dizaines de connecteurs, stocker l’historique de tous vos comptes, offrir un cockpit riche et gérer de nombreux cas particuliers ;
- c’est normal que le prix reflète cette largeur de périmètre.
Bubble, lui, se limite à vos portefeuilles de courtage et concentre ses coûts sur l’IA, les données de marché et le moteur quantitatif :
- nos abonnements reflètent surtout cette infrastructure technique, pas des commissions liées à la taille de votre patrimoine ;
- nous cherchons à rester au niveau de prix d’un outil spécialisé plus que d’un cockpit patrimonial complet.
Ce que Finary ne cherche pas forcément à faire :
- se substituer à un gérant en proposant une construction de portefeuille « clé en main » basée sur des modèles quantitatifs approfondis ;
- piloter de façon fine l’allocation entre poches via un moteur quantitatif relié à des API de courtage.
Dit autrement :
- Finary répond à « Où en est mon patrimoine ? » ;
- une plateforme plus orientée quant répond à « Comment optimiser ce portefeuille précis, compte tenu du risque et de mon horizon ? ».
5. Plateformes quantitatives (dont Bubble) : une nouvelle catégorie
Les plateformes quantitatives d’aide à la décision se concentrent sur :
- la construction et l’ajustement des portefeuilles ;
- à partir de données de marché structurées et de modèles quantitatifs.
Principes communs :
- elles travaillent sur des portefeuilles bien définis (par exemple : compte‑titres chez un courtier donné) ;
- elles appliquent des modèles :
- scoring multi‑facteurs (momentum, qualité, valorisation, risque, corrélations) ;
- backtests sur 10–20 ans ;
- règles de rééquilibrage et de gestion du risque ;
- elles proposent des allocations concrètes et des paniers d’ordres prêts à exécuter.
Où se situe Bubble ?
Bubble n’est pas un robo‑advisor au sens traditionnel, et ce n’est pas non plus « juste » une plateforme quant :
- côté moteur, Bubble repose sur des données et modèles quantitatifs et se connecte à des courtiers via API pour générer des ordres ;
- côté interface, Bubble est chat‑first :
- vous posez des questions en langage naturel (« que penses‑tu de ce portefeuille ? », « que se passerait‑il si je passais de 60/40 à 70/30 ? ») ;
- l’IA explique les choix, montre les backtests, aide à arbitrer ;
- côté business model, Bubble est un SaaS orienté coût technique :
- plans typiques de 0 à 10 €/mois (ordre de grandeur),
- pas de frais en % des encours.
Cela change deux choses importantes :
Orientation tech / coût
- la facturation reflète principalement des coûts d’infrastructure (compute, données, API) ;
- l’objectif est de rester très en dessous des niveaux de frais en % pratiqués par la gestion déléguée.
Rôle de copilote, pas de gestionnaire
- Bubble n’a jamais la garde de vos actifs ;
- chaque proposition est expliquée et nécessite votre validation ;
- l’IA sert à rendre intelligibles les modèles quantitatifs, pas à décider à votre place dans une boîte noire.
Personnalisation : par la décision, pas par la délégation
Beaucoup de services parlent de « personnalisation » parce qu’ils ajustent un profil derrière une boîte noire :
« Donnez‑nous votre âge et quelques réponses, on s’occupe du reste. »
Chez Bubble, la personnalisation vient surtout du fait que :
- vous pouvez poser vos propres questions (« est‑ce que je prends trop de risque sur la tech ? », « comment lisser ce portefeuille ? ») ;
- l’IA répond dans votre vocabulaire, en tenant compte de votre horizon, de vos contraintes et de vos poches existantes ;
- vous acceptez ou refusez chaque ajustement, ce qui fait évoluer les propositions vers vos préférences réelles, pas vers un profil générique.
Autrement dit, Bubble ne cherche pas à vous « materner ».
Nous partons du principe qu’avec les bonnes explications et les bons outils, vous êtes capable de décider par vous‑même.
L’IA est là pour éclairer et documenter vos décisions, pas pour confisquer votre jugement.
Déléguer, oui – mais en comprenant ce qui se passe
Chez Bubble, on sait aussi que beaucoup de gens veulent, au quotidien, ne rien avoir à faire :
- vous voulez que ça tourne, que ça soit rééquilibré ;
- que les risques soient surveillés ;
- et ne pas passer vos soirées dans Excel.
Le but du produit est justement de permettre cette délégation pratique grâce à l’IA, sans vous infantiliser :
- si vous voulez juste valider en un clic, c’est possible ;
- si vous voulez comprendre pourquoi telle poche a été augmentée ou réduite, vous pouvez poser la question à votre agent ;
- si vous voulez modifier les règles (« baisse moins vite l’expo actions », « favorise davantage les dividendes »), l’agent s’adapte à vos instructions.
L’IA est là pour exécuter votre volonté, pas pour imposer la sienne.
Et nous voulons que tout cela reste possible à coût minimal :
- pas de commissions parce qu’un humain ou un robot “sait quelque chose que vous ne savez pas”,
- mais un abonnement clair qui reflète surtout les coûts techniques (données, calcul, APIs),
- de sorte que la majeure partie de la performance reste là où elle doit être : dans votre poche, pas dans les frais.
6. Robo‑advisor, agrégateur, plateforme quantitative : comparaison structurée
Voici un résumé des différences de philosophie entre les trois familles :
| Critère |
Robo‑advisor traditionnel |
Agrégateur / copilote patrimonial |
Plateforme quantitative (dont Bubble) |
| Rôle principal |
Gérer à votre place |
Centraliser et analyser votre patrimoine |
Vous aider à construire / ajuster un portefeuille |
| Contrôle |
Délégation |
Vous décidez, peu de guidance opérationnelle |
Vous validez chaque changement |
| Comptes |
En garde chez l’acteur / l’assureur |
Multi‑établissements agrégés |
Chez vos courtiers, à votre nom |
| Frais |
% des encours |
Abonnements + éventuelles commissions |
Abonnement fixe / SaaS |
| Transparence |
Méthodo peu détaillée |
Bonne sur la photographie du patrimoine |
Forte sur méthodes, backtests, journaux |
| Enveloppes fiscales |
Fortes (PEA, AV, PER) |
Variable, dépend des établissements |
Plutôt CTO / comptes‑titres |
| Temps à y consacrer |
Très faible |
Faible (consultation) |
Faible à modéré (lecture + validation) |
| Personnalisation |
Profil standard + panier de fonds |
Vue globale + quelques alertes |
Dialogue continu qui s’adapte à vos questions et décisions |
Ce tableau n’oppose pas « bien » et « mal » ; il distingue trois réponses différentes à la question :
« De quoi ai‑je le plus besoin aujourd’hui : qu’on gère à ma place, qu’on m’aide à y voir clair, ou qu’on m’aide à décider ? »
7. Comment choisir : quelques questions simples
Plutôt que de comparer uniquement les frais, il peut être utile de vous poser quelques questions :
Mon rapport au contrôle
- Ai‑je envie de tout déléguer, ou de garder un droit de regard systématique ?
Mon besoin de visibilité globale
- Mon problème principal est‑il de voir tout mon patrimoine au même endroit, ou de décider quoi faire sur un portefeuille précis ?
Mon horizon et mon patrimoine actuel
- Pour un patrimoine déjà conséquent, l’impact des frais en % peut devenir significatif sur 10–20 ans ;
- pour des montants plus modestes, l’accès à des outils de construction de portefeuille peut être un bon levier pour monter en compétence progressivement.
Mon besoin d’enveloppes fiscales spécifiques
- Ai‑je absolument besoin d’une assurance‑vie / d’un PER / d’un PEA pour cette poche, ou un compte‑titres chez un courtier convient‑il ?
En pratique :
- si vous voulez un contrat d’assurance‑vie “clé en main”, avec peu de temps à y consacrer, un robo‑advisor a du sens ;
- si vous voulez surtout voir clair sur l’ensemble de votre patrimoine, un agrégateur type Finary est très adapté ;
- si vous voulez comprendre, tester des stratégies, garder la main sur l’exécution et payer plutôt un forfait logiciel, une plateforme quantitative comme Bubble est plus alignée.
8. En résumé
Le marché ne se résume plus à « banque traditionnelle vs robo‑advisor ».
On voit apparaître trois grandes familles :
Robo‑advisors traditionnels (Yomoni, Nalo, etc.)
- vous déléguez la gestion et la garde ;
- vous payez des frais en pourcentage de vos encours ;
- vous privilégiez le confort et l’optimisation fiscale.
Agrégateurs / copilotes patrimoniaux (Finary, etc.)
- vous centralisez la vision de vos comptes ;
- vous suivez la répartition, les frais et les performances ;
- vous gardez la main sur les décisions, avec un meilleur niveau d’information.
Plateformes quantitatives d’aide à la décision (dont Bubble)
- vous gardez vos comptes chez vos courtiers ;
- vous payez des frais fixes pour l’accès aux outils et à la méthodologie ;
- vous privilégiez la transparence, la compréhension et le contrôle.
Les trois modèles ont leur place.
L’essentiel est de savoir dans quel type de relation vous voulez être avec vos investissements :
- relation de délégation ;
- relation de tableau de bord et de suivi global ;
- ou relation de copilote quantitatif.
À partir de là, les comparaisons de frais, de fonctionnalités et d’expérience utilisateur entre acteurs précis deviennent beaucoup plus lisibles.